Chroniques d’Iceltane

En ce début d’année propice aux bilans, Célia vous livre un article plus personnel, qui porte sur les chroniques et sa façon de les vivre en ce moment. Un article écrit à la première personne, pour évoquer son expérience et son ressenti sur un sujet parfois difficile à gérer.


« Iceltane, c’est mon premier roman publié, et dès que je lis une nouvelle chronique mon cœur joue au yoyo entre ma gorge et mon estomac. Les auteurs expérimentés parviennent peut-être à s’aguerrir, à enfiler leur armure, à s’abriter derrière un bouclier, mais pas moi. Cela ne m’empêche pas de remercier sincèrement tout ceux qui consacrent du temps à lire et commenter mes textes.

Les avis varient du tout au tout en fonction des lecteurs, de leurs goûts et de leurs attentes. Les meilleurs, je les collecte dans mon fichier de motivation pour les relire en cas de doute et de déprime. Les mitigés, j’essaie d’en tirer des leçons pour mon écriture, mais cet exercice me semble de plus en plus difficile. Pourquoi ? Mes points forts selon les uns sont des points faibles selon les autres. Non, il ne s’agit pas de contradictions, mais le profil des lecteurs varie en fonction de leur âge, de leurs habitudes, de leurs préférences… de tout ce qui fait l’unicité de chaque personne.

Je vais illustrer mon propos en évoquant ci-dessous les différentes facettes de l’histoire, mais sans spoiler, rassurez-vous.

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  • La science-fiction : pour les fans de hard SF, ceux qui connaissent Asimov et Dan Simmons par cœur, les aspects technologiques semblent trop léger, esquissés, et Iceltane ressemble plus à une romance futuriste qu’à de la « vraie » science-fiction. Au contraire, ceux qui sont moins familiers du genre apprécient qu’il s’agisse d’un space-opéra abordable et facile d’accès, plus Star War que Star Trek, si je peux me permettre.

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  • L’aspect manga : cette histoire s’inspire des mangas, ce qui peut déconcerter les personnes qui ne sont pas habituées aux noms propres japonais. Au contraire, les habitués aiment ces allusions à une culture qu’ils apprécient et les relèvent avec intérêt.

  • Les deux intrigues : Iceltane combine une intrigue liée à la diplomatie et une intrigue amoureuse. Bien sur, certains lecteurs préfèrent le premier aspect et d’autres le second. Les amateurs de romance éprouvent une certaine empathie envers les sentiments de l’héroïne et s’y attachent volontiers, les autres réclament le retour de l’action.

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  • Le style : certains évoquent de la subtilité et même de la poésie, tandis que d’autres sont gênés par la narration à la première personne, ou trouvent que j’emploie trop de stéréotypes. C’est encore une fois une question de goût.

Je relaie les bonnes chroniques sur les réseaux sociaux pour remercier leurs auteurs et donner plus de visibilité à leur travail. Je collecte ces chroniques sur la page « Iceltane » de ce site internet. Par contre, je ne dis pas un mot des mauvaises, pour toutes les raisons que Lise Syven détaille dans son article sur les chroniques. Je partage tout à fait son point de vue à ce sujet.

En conclusion, je ne pense pas que les chroniques influenceront directement ma façon d’écrire à l’avenir, parce qu’il s’agit de témoignages personnels et subjectifs. Toutefois, ces avis m’aident à mieux connaitre mon roman, ou du moins à le percevoir d’un œil différent, et j’en suis très reconnaissante à ceux qui prennent le temps de les rédiger. Ce qui plait à certains et déplait à d’autres, mais j’ai l’impression que la majorité des lecteurs s’y retrouvent et passent un bon moment. Je n’ai pas pas d’autres ambitions et vous souhaite à tous de très belles lectures pour 2016. »

Célia

 

2 Commentaires

  1. Parfois, c’est dur, mais en tout cas, ton roman ne laisse pas indifférent ! Et je trouve que tu as bien raison de conserver précieusement les bonnes chroniques pour les relire durant les mauvais jours !

    • Oui, les bonnes chroniques sont une puissante source de motivation. Je suis contente que mon roman suscite l’intérêt et je voulais partager mon expérience à ce sujet. 😉

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