Quelques notes pour rêver (musique et écriture) – (2/2)

La musique dans nos romans

Célia : La musique n’est pas très présente dans mes histoires. C’est dans Anergique qu’elle joue le plus grand rôle, car mon héros joue du piano, ainsi que le frère de l’héroïne. J’ai tenté de l’évoquer comme une matière vivante, pleine d’énergie, une émanation de l’artiste qui la crée.

« Il choisit une valse, toute en légèreté et en retenue, exquise dans sa simplicité. Son toucher délicat confère à chaque note une intensité fabuleuse et son énergie nous enveloppe, comme un parfum de fête. Personne ne discute, personne ne se moque. Les notes s’envolent jusqu’au plafond, papillonnent parmi les lustres, brillent aux oreilles des dames, s’enroulent au cou des messieurs. »

Aodez : La musique tient une place importante dans mes deux romans en cours. Je trouve qu’on peut révéler beaucoup d’un personnage à travers son rapport à la musique et ses goûts musicaux.

Dans Byakko, Elizabeth joue de la harpe celtique et ses talents de musicienne sont un élément clé de l’intrigue amoureuse ainsi que de l’intrigue fantastique. C’est aussi à travers la musique que se révèle le plus sa personnalité. Cette importance de la musique se reflète dans les titres de chapitre que j’ai choisi, et qui sont tous des morceaux de musique qu’Elizabeth pourrait jouer ou écouter.

Dans Allegro pour phénix et dragon, Aliénor est violoniste professionnelle. Quant à sa petite sœur et à la grande sœur du héros, elles sont toutes les deux fans de hard rock. Mais la musique est plus secondaire dans ce roman. Elle ne tient pas de rôle clé dans l’intrigue principale. Par contre, dans mon esprit le roman est à l’image du titre que je lui ai donné : j’imagine mes personnages comme les instruments d’une symphonie avec différents mouvements. Et mes titres de chapitre reprennent cette idée en utilisant des termes musicaux.

Un petit extrait de Byakko ?

« […] les premiers arpèges du canon de Pachelbel s’élevèrent. Elizabeth jouait les yeux fermés. Ses mains semblaient caresser les cordes. Pourtant les notes emplissaient l’air, avant d’être emportées par le vent. Les accords s’enchaînaient, lents et mélancoliques. Puis Elizabeth déroula le thème, tout en fluidité, comme un au revoir empli de tristesse. Les arpèges revinrent, tressant des sentiments douloureux en un chant pour celui qui n’était plus là. Jusqu’à ce qu’arrivée à la fin du morceau, elle laisse longtemps résonner les derniers graves. »

Axelle : C’est dans AliN : Tous différents que la musique tient une place prédominante. Une sorte de lien entre mes deux héros, une corde qui les attire l’un vers l’autre. Les chansons qu’ils interprètent ensemble les sauvent un peu plus à chaque fois. J’ai vraiment voulu associer la musique à la relation qui se tissait un peu plus entre eux. À faire que les notes soient leurs mots, et les paroles des chansons celles qu’ils n’osent pas se dire.

Adrien au violon, Lili au chant. Ensemble, ça donne AliN.

« La musique parlait pour nous là où les mots ne suffisaient plus. »

AliN, Tous différents, Rise Editions, 2018.

Le collège, c’est l’enfer. Surtout depuis que Guillaume et sa bande m’ont pris pour cible. Moqueries, coups bas, brimades, ils s’acharnent sur moi et je subis, paralysé par la peur. Lili, ma meilleure amie, est également devenue leur souffre-douleur. Guillaume nous a éloignés l’un de l’autre et je n’arrive plus à atteindre celle que j’aime… Sauf lorsque je prends mon violon et qu’elle chante. Alors, je me sens pousser des ailes. Ces ailes que la réalité nous coupe, dès que nous mettons un pied au collège. Comment nous envoler à nouveau et retrouver notre liberté ?

Axelle nous raconte tout cela dans son podcast :

 

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